C'est vraiment pas beau. C'est même super moche en vrai. L'interet c'est que t'es vite sortie du coltard matinal avec une surprise pareille.
J'avais peur qu'il me délaisse, comme ça, avec nos deux mômes. J'ai mis le ho la. Il rentrait trop tard. Je ne pouvais pas avaler ses couleuvres toute ma vie. J’ai compris après. Quand y'a trop de choses à l'extérieur et trop de monde autour, ça ne peut pas tenir très longtemps. Parce que bon y'a trop de tentations hein. Mariés ou pas, ça change rien. On n’a pas été tout le temps comme ça, on est devenu comme ça à force de voir ce qu'il se passe autour de nous. Avant on voyait du monde. Tu sais, au début tu laisses, ça ne porte pas à conséquence et puis petit à petit, si. Parce que ça s'use, tu sais, tout s'use : t'es toujours obligée de faire des efforts pour que ça tienne.
Souvenir du soir : "Viens mettre le couvert", "Mange ta soupe", souvenirs de papa. Et puis toi, l'appelant tous les soirs au bureau à 20h30. Ta petite voix inquiète qui ne veut pas se trahir, qui n'ose pas dire la crainte que son absence constante génère. J'ai cette petite voix inscrite au fond mon ventre, comme ton odeur rassurante de Chanel 5 et de Royales menthol legeres. Cette petite voix qui disait sans trembler "Tu vas bientôt rentrer? Je mets à chauffer?"
Si tu savais comme je pourrais pleurer sur cette voix triste et inquiete, resignée à souffrir de l'absence pour avoir l'impression d'une présence. Si tu savais à quel point j'aurais aimé comprendre ce qui t'effrayait quand ce glas de 20h30 sonnait. Si tu savais la colère que j'ai contre lui de n'avoir pas su te rassurer, de son indifference, de son irresponsabilité. Si tu savais comme je comprends tes peurs puisqu'elles sont desormais miennes, et comme longtemps je me suis demandée pourquoi j'avais ces tourments incompréhensibles.
J'aimerais te prendre dans mes bras pour que tu cesses d'avoir peur, que tu comprennes que ta mefiance vient d'ailleurs, comme la mienne vient de toi. J'ai cette trop grande conscience de tes angoisses, de tes doutes et de ta vigilance qui me bouffe l'interieur et prend possession des lieux, que je ne sais pas arreter, que je laisse se propager, sans en connaitre l'origine.
Schéma à fuir. Je fais le grand ecart.
J'ai fini par accepter. Ce que j'avais refusé. Je prends des petites pilules maintenant. J'essaie de ne pas y attacher d'importance, je sais que c'est pour un temps, que les choses commencent à peine à se débloquer. Si j'avais posté mon dernier mail, j'aurais certainement pu constater à quel point il semblerait qu'un bouchon ait sauté quelque part laissant entrevoir des reponses à ma colère. J'ai fini par accepter les petites pilules. J'ai besoin de calme, que l'esprit se repose. J'ai fini par accepter à cause de ce qu'il s'est passé samedi dernier. Eviter que ça se produise, que mon cas s'aggrave, que tout sorte sans prevenir, sans controle. Je veux pouvoir me regarder dans une glace et me dire "t'inquiète ça ira mieux, c'est qu'un sale moment mais rien d'irréversible" avec espoir. Parce que si ça se reproduisait, d'espoir il ne serait plus question, pathologie irréversible, diagnostique sans équivoque, irrécupérable, vivra ainsi avec sa violence, son euphorie, sa léthargie, toute sa vie.
Donc j'ai fini par accepter. Pour un temps.
Je sors de chez Meluzine. Jusqu'à present j'avais relégué l'information dans le placard des trucs à ne pas croire. -Tu sais ce qu'*ils* font maintenant? *Pierre Henry : Par sa fécondité, son goût de l'excès et son extraordinaire imagination, Pierre Henry est considéré comme le plus grand compositeur de musique électro-acoustique de notre temps ; c'est aussi un des grands créateurs d'aujourd'hui. des oeuvres d'une ambition volontiers démesurée comme la Dixième symphonie, gigantesque collage d'extraits des neuf symphonies de Beethoven (1979). C'est pas moi qui le dit, c'est eux : © IRCAM-CGP. La maison refute toute responsabilité quand à la teneur exacte de cette musique, n'ayant pas reussi à trouver d'extrait pour savoir ce que donne la "dixieme symphonie" de Pierre Henry. Dommage.
-Non?
-*Ils* mixent du rock!!!
-...?...
-Bin oui : avant y'avait des mixs de musiques electro, c'etait la techno, et maintenant *ils* mixent du rock, tu te rends compte??? C'est scandaleux!
-Hum, ça existait dejà avant toi les mix'. Pierre Henry* mixait un genre d'electro-acoustique dans les années 40. Mais tu sais ce que ta reaction veut dire?
-Non.
-Bin que t'es vieille!
-Merci c'est exactement ce que je pensais.

Là où ça devient reellement inquietant, c'est quand tu ne t'en rends plus compte et que ce sont les autres qui te le font remarquer. Je ne supporte plus la compassion. J'essaye de leur trouver des excuses, je ne peux pas m'empecher de trouver cela incongrue. En fait ça me pèse. D'autant plus que moi-même je n'ai aucune compassion pour moi-même. J'aurais meme plutot tendance à m'incriminer, consciente que je passe beaucoup de temps à me morfondre sans me remettre en question. Je n'ai pas le recul. Je me denigre. Certes. Sauf que j'ai l'impression d'une necessité. Je n'ai pas la capacité d'approfondir quoi que ce soit pour le moment, tout est beaucoup trop flou et desagreable pour que j'ai envie d'y mettre le nez. Tout ce que je ressents ce sont les émanations d'effluves puantes de ce qui pourrait etre bien pire. Et je n'ai vraiment pas envie de creuser plus au fond.
Vendredi soir restau-vin blanc jusqu'à 2h avec C.
Personnne ne nous a demandé de partir, nos rires ont fait briller nos yeux, joie des retrouvailles et complicité ont certainement attendris les tenanciers chez qui j'arrange presque tous mes diners. Le vin blanc me rend febrile. J'ai toujours des lendemains difficiles après ce genre de plan. Du coup, l'expo de William Klein à Pompidou attendra mercredi.
Depuis quelques mois j'avais dans l'idée de m'acheter une imprimante photos 10x15. Finalement, Andy Roddick m'a convaincu de l'inutilité de l'achat : sur un plan sportif, avoir une imprimante chez soi demande moins d'effort que graver et deposer un cd chez photostation. Par contre sur le plan économique la photo revient quand meme à beaucoup moins cher dans les labos que sur une imprimante personnelle. L'argument pèse même si j'ai horreur de me sentir influencée par l'exterieur. J'ai cédé. Parce que ça m'arrange. J'ai remplacé l'envie par une autre : j'ai decidé de changer d'appareil photos.
J'ai donc passé mon dimanche matin à prospecter le net à la recherche d'un modele plus performant qu'un compact et moins encombrant qu'un reflex. Un truc entre les 2. Les Dimage de chez Minolta me plaisent bien. Reste à etablir un budget credible compte tenu du ski et des soldes et des envies imprevues.
Y'a 3 semaines on m'a donné le dvd de "24h party people", un film traitant de la scène musicale à Manchester (j'ai lu quelque part qu'on l'appelait aussi "Madchester")dans les années 80, et du label mythique "factory records". La naissance d'excellents groupes new wave tels Joy Division qui deviendront les New Order à la mort de Ian Curtis, les happy mondays, les Stone Roses et puis surtout le tout debut de la musique electro à "L'Hacienda".
Et ce qui m'a surtout interessé dans ce film c'est la part consacrée au New Wave. Le suicide de Ian Curtis donne encore plus de poids à l'alerte donnée par l'interpretation de ses chansons.
J'ai lu une excellente analyse de l'esprit New Wave des années 80 sur un site perso (enkiri.com), que j'avais envie de poster ici :
"A l'orée des années 80, les groupes new-wave ne cherchent pas à faire de l'argent mais à exprimer ce qu'ils vivent et ressentent. Dans les groupes de Manchester, il y a une urgence absolue. Pas de tricherie, pas de publicité (jamais les noms des musiciens ou leurs photos n'apparaissent sur les pochettes des disques), pas de stratégie marketing. Ils sont là car ils doivent y être, même s'ils n'en ont pas l'envie. Urgence absolue, comme le besoin du regard de l'être aimé, du réconfort d'un ami ou du sourire d'un enfant; urgence qui vous pousse à aller au bout de vous même, à dépasser vos limites, quoi qu'il en coûte. "©enkiri.com
Ca explique le comportement de Ian Curtis sur scene (comportement copié par de jeunes groupes de la scene francaise actuelle. C'est aux HushPuppies que je pense, les ayant vue sur scene, j'avais été amusée par l'attitude du chanteur) :
"Ian Curtis a rejoint le groupe qui devait devenir Joy Division en 1976. Sur scène, Ian restait impassible tout contre le micro, semblant presque s'appuyer sur celui-ci, puis soudain dansait frénétiquement, jetant les bras et les jambes autour de lui, d'une manière qui rappelait les crises d'épilepsie dont il souffrait. Sa voix grave et profonde était le moyen parfait de mettre en avant l'importance inhabituelle des paroles dans les chansons. "©enkiri.com
Si certains n'ont pas vu ce dvd, je le conseille, j'ai pour ma part beaucoup apprécié. (Merci!)
Je suis rentrée depuis 3 ou 4 jours, je ne sais plus et je m'en fiche. La fatigue anesthesie et toutes mes resolutions s'evaporent. Non en réalité j'en avais aucune. Cette année j'ai vieilli. J'en suis sure. Rien qui m'ait donné envie de fêter quoi que ce soit. J'ai été tellement préoccupée les semaines précédentes que j'en ai perdu de vue la date. Aucune envie de les suivre. J'ai fait semblant histoire de ne pas décevoir le monde autour de moi. Ça a duré 5 mn pendant lesquelles je me suis sentie stupide-merci, à gueuler à mon tour "bonne année" en veux-tu en voilà -c'est marrant, quand t'y crois pas, t'as les cordes vocales qui se bloquent et la voix qui deraille, je suis sure que ça se remarque-, à lancer 1 ou 2 boules de neige mais pas trop fort et à vite rentrer au chaud. Si ça n'avait tenu qu'à moi, je ne serais sortie que le dimanche me promener dans la neige vierge et silencieuse, ça ça aurait été chouette. De toutes façons j'avais le nez en fleur. Et au risque que j'oublie pareil détail, on a eu la bienveillance de prendre des photos-remember sur lesquelles on peut voir évoluer le virus de l'angine blanche rien qu'à la couleur du kleenex collé sur mon organe nasal toute la soirée. Parce que les gens sont droles. Oué. Au réveil j'ai eu un deuxième sursaut : ça me fait rien. Malgré les 200002456 textos et mails reçus, malgré l'endroit, les gens, la neige et le froid qui recurre l'esprit, ça me fait rien du tout. Pire, j'ai l'impression d'une grosse blague. J'avais eu tendance à souhaiter qu'un mur s'érrigerait entre le 31 et le 1er, filtrant mes pensées pour ne laisser passer que la quiétude, mais en fait non. Mon premier v
Le soir du nouvel an, quand j'ai vu toutes ces boules de neige s'affoler contre la porte du chalet d'M. chez qui j'étais invitée, entendu les quelques Jurassiens du coin beugler "bonne année!" sur tous les tons, m'invitant à les suivre pour cogner aux portes des voisins, j'ai éprouvé une sorte de pitié mêlée d'envie. Les pauvres. Aux innocents les mains pleines tiens!
Remarque, avec tous ces 31/12 vécus-foutus jusque là, si j'arrive encore à être déçue c'est que j'ai une foi à toute épreuve, quand même!
Par superstition je préfère faire semblant d'être amère. C'est stra-te-gique.
J'ai regardé la vidéo d'un "long dimanche de fiançailles" et j'ai adoré sans autres commentaires. Au cinéma j'ai aussi vu Angéla : un scénar super culcul, des vues de Paris appréciables certes mais pas de quoi couper la chique aux photographes pour carte postales Souvenir-de-Paris, un couple pas crédible, un mauvais Djamel par contre Rie jesaispluquoi était réellement émouvante.
Je lis des gens sur le net, et je me demande combien ils sont, et si à moi ça arrivera finalement, de nier ma vie réelle jusqu'à sa disparition au profit d'une vie virtuelle meilleure pour palier à la merde que je ne supporterai plus autour de moi tellement j'y suis enfoncée. Ouais. C'est assez dépressif toussa, je tiens mes objectifs 2006.

©H-W 23.12.2005
En rentrant de Bretagne par le train de dimanche soir, j'ecoutais 4 jeunes filles très épanouies discuter de leur soirée de la veille : leur Noel. Ca parlait tellement fort qu'on ne pouvait pas ne pas écouter. Et puis c'etait surtout très enviable toutes ces histoires de famille reunie sous le même toit pendant un week end complet.
Les gens qui ont cette chance, ne la connaissent pas.
Pendant ce week end, j'ai mille fois pensé aux sans domiciles, aux étrangers et personnes seules que je croise regulierement sur les trottoirs parisiens, relativisant sur ma chance, tout de meme, de ne pas passer Noel seule. Ca ne m'a pas rassénéré pour autant.
Quand j'avais 10 ans, on fêtait Noel comme un Noel de film. On allait à La Baule chez mon Oncle et ma tante, qui avaient eux meme 3 enfants. Ils avaient une grande maison dont les escaliers donnant sur un énorme sapin et une flambée de cheminée, faisaient rêver.
J'ai toujours imaginé que dans une vie de famille digne de ce nom, il y avait nécéssairement un escalier. J'ignore completement d'où me vient cette image saugrenue, peut etre cette pub pour la chicoré dans laquelle on voit descendre d'un escalier en bois, les protagonistes d'une famille aux sourires hollywoodiens, cheveux en pagailles, pour prendre le petit dejeuner qui se pose tout seul sur la table.
Avec le temps, la disparition de certains, le divorce d'autres, d'un Noel d'une quinzaine de convives, on est passé à 6, puis 5, puis 4 et cette année 3 et demi.
Quand je suis arrivée jeudi soir, par le train de 21h08, mon frère m'attendait. Il est plus jeune que moi de 18 mois.
A la maison mes parents m'ont souhaité la bienvenue, puis sont retournés dans les 5mn à leur feuilleton télévisé. J'ai déposé mes affaires dans ma chambre d'enfant et suis retournée les voir.
A la question "Est ce que je mets le couvert?" je me suis entendue repondre "Oh non, nous, on a dejà mangé." Attirer leur attention sur le fait que nous ne nous etions pas vu depuis 6 mois m'a semblé définitivement inutile. J'ai mangé seule dans la cuisine.
Ma mère s'est, plus tard, justifiée par un "21h c'est tard pour manger, nous ne mangeons jamais apres 19h."
Ma mère a un don pour ça. Deplacer mes repères. J'ai beau savoir qu'à chaque fois que j'appelle dans les 20h30-21h00 ils debutent leur repas, celà ne l'empêche absolument pas de me dire le contraire.
Mes parents habitent une petite ville excentrée de la capitale bretonne. Pour se rendre en centre ville il faut imperativement un vehicule que je n'ai pas, par conséquent je suis dependante des uns et des autres et de leurs activités respectives.
Pendant mon séjour, mes parents continuent à vivre leur vie, ma visite ne change rien à leur agenda de retraités : ils partent faire des courses les 2 jours ouvrés pendant lesquels je suis là. La télévision et les courses. C'est la meme rengaine à chaque visite depuis 10 ans.
Ce week end de Noel, peut etre parce que grâce ou à cause de mon psy, les barrieres commencent à s'effondrer, ma gorge s'est serrée. Ce qui m'avait jusqu'alors parut "normal" m'est apparut totalement ahurissant. Le rejet de mon existence et la demission parentale m'ont sauté aux yeux.
Et entre 2 sanglots, du haut de mes trente piges, j'ai adressé mes réclamations à une femme trop agée, trop préoccupée pour me comprendre.
Typiquement, je peux maintenant affirmer que mes parents attendent mon arrivée pour partir vite faire des courses, et attendent que je sois partie pour sortir se promener. Lundi, de retour à Paris, ma mère m'annonce au téléphone qu'ils sont allés se ballader à la Pointe du Groin le lendemain de mon depart.
J'ai la haine au souvenir de ce que j'ai du supplier samedi pour qu'ils "profitent" de ma présence et qu'on aille se promener 1h ensemble en forêt. Je déteste ce que je ressents, je déteste que cette exclusion me touche.
Mon frère est né un 24 decembre, ce qui fait dire à ma mère très souvent qu'il "n'a pas de chance".
Le matin du 24, nous sommes allés tour à tour lui souhaiter un bon anniversaire en lui demandant suivant les heures, soit de venir dejeuner avec nous, de venir diner ou de venir ouvrir ses paquets. Ce à quoi il a repondu systematiquement : non.
Lassée des vents qu'il nous mettait j'ai fini par retourner à mes cogitations.
Constaté qu'à chaque bout de cet appartement des travaux sont entammés mais jamais terminés, que chaque engagement s'achève sur une derobade, que mon frère depuis sa premiere crise n'ouvre plus jamais ses volets, qu'il reigne dans sa chambre une odeur pire que celle du wagon fumeur du TGV Paris-Province, que ma mère continue à adopter sa toujours efficace-pour-personne, politique de l'autruche, que mon père passe son temps à invectiver un malade pathologique comme s'il etait normal et responsable, et qu'au milieu de cette ambiance malsaine de tristesse et deceptions non assumées, il y a moi.
A part m'enfumer pour ne pas sentir les brulures d'estomac qui remontaient toutes les minutes vers ma gorge, angoisser sur la future et inevitable disparition de ma mere, sur l'impact que ce deces aura sur l'avenir de mon frère incapable de se nourrir lui-même, pleurer sur chaque SDF que je croise en pensant à lui, entendre dire que j'aurais sûrement la force quand l'occasion se présentera, de m'occuper de lui au detriment de ma propre vie, j'ai trainé mes angoisses avec l'incapacité qui m'est propre, à me détacher d'une responsabilité/culpabilité qui ne devrait pas m'incomber.
Avec des prises de conscience aussi deroutantes, il m'est difficile de préciser ma pensée sur ce que fut Noel pour moi cette année. Surement un mélange de bonnes choses qui m'apparaitront à long terme, et de vilaines que j'ai pris de face sans paravent.
On n'a pas eu besoin d'escalader, partout y'avait des trous dans les
murs qui protégaient l'espace abandonné de cet ancien hopital
Normand. Ca n'a, par conséquent, pas ressemblé à une expedition. Qu'à
celà ne tienne.
J'ai quand même reussi à sortir quelques clichés mal cadrés dans la précipitation.
Je ne sais combien d'hectares représente ce centre
hospitalier mais j'ai croisé une dizaine de batiments. C'est assez
saisissant de déambuller dans cet endroit. Histoires de vies, de
morts, mélange de souffrance, de silence. L'avant-derniere
étape.
Ce n'est pas morbide. A l'inverse du cimetiere,
l'hopital c'est également l'espoir, la guerison, la
possibilité d'une rémission.
Là, la nature a finalement repris ses droits.
Avec cette
luminosité éblouissante, tout m'etait gai et doux, les
couleurs même des vieux vestiaires roses, des couloirs et des murs
jaunes delabrés me parassaient extraordinaires.
Je n'ai qu'une envie
c'est d'y retourner établir mon campement pour quelques jours et
prendre le temps de tout saisir sur papier photo.